Tutoriels 2026
TUTORIELS 2026
Collegium21 - Tutos 2026
2 pièces pour les jeunes harpistes, de Georges Aperghis
pièce n°2
chanter uniquement la hauteur du La b sur le son “A”
pièce n°1
à chacun de trouver son phrasé par rapport à l’écriture proportionnelle
Ecriture proportionnelle : le temps n’est pas divisé en unités précises, mais en durées relatives dont la longueur, laissée à l’initiative de l’exécutant, est suggérée par l’espacement des notes.
à noter : il y a une erreur sur la partition : dans le dernier système, un « vi » est indiqué sur un ré, mais c’est un mi comme depuis le début
à écouter : la playlist de la MMC (Maison de la Musique Contemporaine) “Georges Aperghis en son” :
Le rossignol perdu, de Maarten Lingier
“Le rossignol perdu” pour harpe à leviers invite l’élève à explorer le pouvoir narratif de la musique. La pièce décrit un rossignol égaré : au début, il semble perdu, puis il commence à chanter au centre, mais la route du retour reste introuvable.
Ritournelle à siffloter, de Gilles Carré
« Ritournelle à siffloter” est construite sur une carrure de cinq mesures (3/4, 4/4, 5/4, 4/4, 3/4). Apprenez bien les cinq premières… Vous tenez le bon bout ! Les cinq suivantes ne sont qu’une transposition.
Et le cycle continue : ainsi, vous retrouvez la mesure 1 dans la mesure 11, la mesure 2 dans la mesure 12… etc, jusqu’à la mesure 30.
Transposition, mouvement rétrograde, renversement, accumulation d’éléments, vous conduisent à la cadence (ms 31) chargée de dissoudre le tout.
La ritournelle, comme un souvenir, paraît en sortir intacte !
Big Ben, de Edith Canat de Chizy
L’idée dominante de cette pièce est celle du carillon, d’où son titre “Big Ben”, qui rappelle celui de la Tour Horloge du Palais de Westminster à Londres qui sonne toutes les heures… Le tempo à noire = 60 évoque les secondes, marquées dès le début à la main gauche, et les formules répétitives parcourant la pièce suggèrent la marche du temps. Il est spécifié dans les « notes pour l’exécution » : « tout laisser vibrer comme un carillon ».
Vidéo réalisée par la SACEM sur Edith Canat de Chizy
Edith Canat de Chizy | Les coulisses de la création | Musée Sacem
Vocalise III : Solfeggietto, de Alexandre Jamar
Cette pièce est le troisième volet d’une série de Vocalises, où l’instrumentiste se fait aussi chanteur. Le but de ce cycle est de proposer une nouvelle façon d’envisager la synthèse entre l’instrument et le chant. Les gestes instrumentaux n’y sont que la conséquence des actions vocales. Par le choix des voyelles, ce « petit solfège » se souvient des lointains noms de notes, dont le temps et la distance seraient venus estomper les contours. L’interprète déroule une ligne vocale épurée, que l’instrument colore ou souligne.
https://youtube.com/shorts/xy0RclWFZCU?si=gsLoujQB6SOT4OFR
Vocalise III – Alexandre Jamar [Tuto 2]
La danse d’Escher, de Octavio Lopez
Pièce inspirée d’une lithographie du peintre hollandais M.C. Escher, ou deux personnages issus d’un jeu de métamorphose, cher à l’artiste, se retrouvent pour se saluer.
Ainsi mon interprétation de l’image est centrée sur le jeu rythmique développé dans toute la pièce. Une pulsation, le contretemps, le changement des métriques, et des séquences répétées créent des mouvements comme une danse un peu déboîtée.
Swings, de Pascale Criton
Rencontre avec la compositrice Pascale Criton
Muse magmatique, de Marie-Hélène Fournier
Muse Magmatique est la deuxième des « 4 autres Muses » pour harpe et sons fixés, comme on dit aujourd’hui. Pour « sons fixés », on disait plutôt des années 50 à 90 « pour bande magnétique », en référence au support sonore utilisé. Progressivement, avec la généralisation du numérique et la variabilité des supports sonores (bandes, K7, CD, DVD, DAT, CDRom, fichiers sons, etc…) la dénomination s’est portée sur la caractéristique « invariable » de ces techniques de composition, soit le fait de fixer la composition sur un support sonore dans le même sens qu’un dessinateur fixe son dessin sur un support papier. On appelle également ce type d’écriture « pièce mixte » du fait que la composition se construit à la fois sur une écriture instrumentale reposant sur une tradition d’interprétation et de codage de la musique, et sur une écriture purement sonore, fixée dans le temps et comprenant des aspects spatiaux, texturaux et dynamiques. La dénomination « mixte » emprunte ici également au monde des Arts Plastiques. 4 autres Muses est une série de pièces mixtes composée dans la lignée des 5 Muses pour saxophone. Cette série est créée à partir de la même matrice, c’est-à-dire la composition de la partie des « sons fixés » sur support sonore. Chaque pièce peut être jouée séparément, le tout se conçoit comme une grande pièce de concert. Pour aborder ce répertoire il est important d’avoir à l’esprit que la partie « sons fixés » est capitale, fondatrice, et qu’elle a été travaillée avec des outils de pointe et de haute définition sonore. Par conséquent en situation de concert par exemple, il est nécessaire de la diffuser sur un système sonore très qualitatif et avec le même soin que celui qu’on porte au choix, au réglage et à l’accord de l’instrument. Ensuite, pour l’interprète, afin de bien de trouver son espace de liberté et de jeu avec les sons fixés, connaître à fond la partie sonore est incontournable. En effet, les temps chronométriques donnés sont là pour permettre de repérer des éléments saillants, pour poser des jalons. Ils ne sauraient remplacer l’oreille, beaucoup plus précise dès lors qu’on la met à contribution. Enfin, le rapport instrument/sons fixés est ici comparable à celui d’un nageur et de son milieu : l’eau peut être infiniment changeante, amicale ou inquiétante, voire menaçante. L’instrument peut être parfois submergé, ressurgir, ressortir, se fondre sous les ondes, danser sur l’eau.
Après la chute, de Caterina Di Cecca
“Après la chute” est un recueil de trois courtes pièces pour harpe, intitulées « Chuter », « Le poids et l’essor » et « L’art de se relever ».
Elles dessinent clairement un parcours en trois étapes : dans la première pièce se déploie un mouvement vectoriel vers le bas ; dans la deuxième, la musique demeure ancrée dans le registre le plus grave, avec de petites et laborieuses tentatives de remontée ; dans la troisième, enfin, elle remonte progressivement du grave vers l’aigu, en atteignant simultanément une dimension plus chantante.
Ces trois trajectoires sont abordées à travers les possibilités idiomatiques et timbriques de l’instrument. Dans le parcours descendant initial, on parcourt une grande partie de l’étendue de la harpe à travers le jeu sur les cordes ; dans la section centrale, ce sont les pédales qui occupent le premier plan, notamment grâce à l’emploi de certaines techniques étendues de pédalage ; le retour vers le haut, enfin, est confié à de brefs glissandi ascendants.
Signatures, de Maarten Lingier (mouvements 1, 2, 4 and 5)
“Signatures” s’inspire des sonates de Domenico Scarlatti : ce sont des miniatures où chaque pièce possède une signature propre, façonnée par un caractère rythmique marqué, des motifs clairs ou des lignes parfois lyriques. Chaque morceau agit comme une empreinte, minimaliste dans sa forme mais riche en contours et personnalité.
Praeludium et Arioso, de Heinz Holliger
Heinz Holliger, Präludium & Arioso
https://youtu.be/hVH5OmSybdY?si=qoo4Mfawhse9iw4u
Album Perspectives / Anaëlle Tourret : https://open.spotify.com/intl-fr/album/4onwjK1ZFdVzKwAQFhX9B2
Upupa Epops, de Claire-Mélanie Sinnhuber
Pour trio harpe, guitare et mandoline
« Cet étrange nom latin c’est celui d’un non moins étrange oiseau, la huppe fasciée, à la beauté presque drôle. Sa grande huppe orange, son bec courbé un peu trop long, son port altier, ses ailes noir et blanc offrent une ampleur inattendues lorsqu’elles se déploient. Lorsque j’ai su le nom latin de cet oiseau, j’ai ri. Il sonne comme les attaques des cordes pincées de ce trio. Cette pièce n’est pas un portrait à la Messiaen, mais plutôt un hommage à l’étonnant, et à une rencontre éphémère : Un matin d’été, dans les montagnes majorquines, alors que j’écrivais, j’ai vu en levant la tête de mon travail, deux huppes fasciées se poser sur la rambarde devant ma fenêtre. Hébétée, je les ai vues si près de moi que j’avais l’impression de pouvoir les toucher. Mais cet instant n’a pas duré : les huppes m’ont vues, et, outrées, sont reparties, pour ne jamais revenir.”
