Les compositrices et compositeurs invités 2026

COMPOSITRICES ET COMPOSITEURS INVITÉS 2026

Georges Aperghis

Georges Aperghis est né à Athènes en 1945. Il vit et écrit à Paris depuis 1963. Son œuvre se distingue notamment par un questionnement sur les langages et le sens. Ses compositions, qu’elles soient instrumentales, vocales ou théâtrales, explorent les frontières de l’intelligible, il aime créer de « fausses pistes » qui lui permettent de captiver l’auditeur (des histoires naissent mais sont contredites ou stoppées nettes).

L’œuvre d’Aperghis ne peut formellement se rattacher à aucune des esthétiques musicales dominantes de la création musicale contemporaine. Elle s’inscrit dans son siècle par un dialogue avec d’autres formes d’art et par une ouverture radicale à l’autre. Cette altérité se conjugue avec innovation lorsqu’il intègre à ses spectacles des machines, des automates ou des robots. Aperghis travaille étroitement avec un groupe d’interprètes qui participent pleinement au processus de création de ses spectacles. Ce sont des comédiens (tels qu’Edith Scob, Michael Lonsdale, Valérie Dréville, Jos Houben), des instrumentistes (tels que Jean- Pierre Drouet, Richard Dubelski, Geneviève Strosser, Nicolas Hodges, Uli Fussenegger) ou des vocalistes (Martine Viard, Donatienne Michel-Dansac et Lionel Peintre). À partir des années 1990 s’ajoutent de nouveaux modes de collaborations avec la danse (Johanne Saunier, Anne Teresa De Keersmaeker) et les arts visuels (Daniel LÉvy, Kurt D’Haeseleer, Hans Op de Beeck). Les principaux ensembles de musique contemporaine européens ont développé une relation de travail avec Aperghis à travers des commandes régulières, toutes intégrées dans leur répertoire (comme par exemple les ensembles Ictus, Klangforum Wien, Remix, Musikfabrik, Ensemble Modern, Intercontemporain, ou les Vocalsolisten et le choeur de SWR).

« Aperghis a certainement acquis la liberté de se placer sur le fil de l’acrobate, de risquer la chute. Mais à la différence de certains autres, il sait que quand l’acrobate tombe, il ne tombe pas dans le vide, il tombe sur d’autres fils, auquel cas il peut sauter, d’autant plus !! Le danger, on peut le négocier, on peut jouer avec, le mettre en horizon, en faire un point de ligne de fuite. Chez lui, il est toujours là, il réémerge sans cesse, à toute occasion, à chaque fois que sont introduits des éléments d’irruption, non pas pour créer des points de rupture avec la chaine de complexité formelle, mais pour amener d’autres matières d’expression. »*

Distinctions récentes : Prix Mauricio Kagel 2011, le Lion d’Or pour l’ensemble de son œuvre à la Biennale de Venise 2015, Prix des Frontières de la connaissance 2016 dans la catégorie Musique Contemporaine – Fondation BBVA, Prix de la Fondation Kaske Munich 2016 – Grand Prix SACD 2018 – Ernst von Siemens Music Prize 2021.

© Suzanne Doppelt

Maarten Lingier

Avant ses études de composition, Maarten Lingier a obtenu son baccalauréat en piano au Conservatoire d’Amsterdam avec Jan Wijn, puis son master au Conservatoire Royal de Bruxelles avec Boyan Vodenitcharov, obtenant la mention cum laude.

Principalement autodidacte en composition, Lingier a approfondi ses études avec Edith Lejet à l’École Normale de Musique de Paris, Alfred Cortot, décrochant un diplôme supérieur de composition à l’unanimité du jury en 2019.

La radio belge Klara a commandé une pièce pour violon et piano de Maarten Lingier, diffusée à plusieurs reprises. Il a également été commissionné par le festival B-Classic pour composer un opéra de chambre. Sa pièce « Suite Concertante pour Violoncelle et Orchestre » a été jouée en 2021 par l’Orchestre National d’Île de France avec Victor Julien-Laferrière comme soliste et sous la direction de Léo Warinsky. Ce concert a été enregistré par Radio France et diffusé sur France Musique.

En 2019, Lingier a été nommé l’un des 10 finalistes de la Fondation Peter Eötvös. De plus, il est lauréat du concours international Solaris 2024 pour harpe, et sa pièce « Signatures » sera interprétée lors du Festival international de harpe d’Assy.

D’autre part, Maarten Lingier s’est toujours intéressé à la musique de jazz et à l’improvisation. Il a étudié le piano jazz au conservatoire d’Amsterdam. L’influence de cette esthétique se retrouve dans son œuvre. Actuellement, Maarten Lingier est basé à Paris.

Gilles Carré

Né en 1956 à Genève, mon parcours musical s’oriente progressivement vers trois axes parallèles : flûtiste, professeur, compositeur. De ces trois activités, je ne conserve aujourd’hui que la composition avec parfois quelques sollicitations pédagogiques.

Compositeur, auteur de nombreuses œuvres de musique de chambre pour formations et instruments variés, dont certaines ont été l’objet de commandes : Etat, Département (Adiam 94), Conservatoires, Ensembles, Solistes… Une autre partie du catalogue est issue de réflexions pédagogiques et s’adresse aux élèves musiciens de tous âges.

Editeurs : Billaudot, Combre, Harposphère, Delatour.

Flûtiste, je me suis produit essentiellement en musique de chambre dans diverses formations, avec un intérêt particulier pour le répertoire contemporain.

Une autre part de mon activité de flûtiste, liée à l’improvisation libre, m’a permis des rencontres avec les arts plastiques (performances) et le théâtre.

Professeur, (CA), j’ai enseigné principalement au CRD de Cachan, la flûte traversière et la musique de chambre. De 2007 à 2022 je suis directeur du CRD de Cachan.

Edith Canat de Chizy

Edith Canat de Chizy est la première femme compositeur membre de l’Institut de France, élue en 2005 à l’Académie des Beaux-Arts qu’elle préside en 2017. Son catalogue compte actuellement plus de 120 œuvres (symphoniques, concertantes, vocales et musique de chambre).

Licenciée en Histoire de l’Art et Philosophie, violoniste de formation, elle étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle obtient six premiers prix, dont celui de composition.

Initiée à la musique électroacoustique dans le cadre du Groupe de Recherches Musicales, elle fait l’apprentissage de l’électronique au sein de l’IRCAM où elle compose deux œuvres mixtes, Over the sea (2012), créée au Festival Manifeste de l’Ircam, et Visio (2016) au Festival Présences de Radio-France, suivies d’Arcanes (2021), réalisée au CIRM. Ces expériences ont eu une répercussion importante sur son écriture.

Ses œuvres ont été commandées par de nombreux ensembles et institutions tels que l’Orchestre Philharmonique de Radio-France (Voilé, dévoilé), l’Orchestre National de France (Omen, Missing), l’Orchestre de Paris (Les Rayons du jour), le Nederlands Kamerkoor (Dios), La Philharmonie de Paris (En noir et or, Sun dance), les orchestres nationaux de Lyon (Pierre d’éclair), Lille (Drift), Metz (Apocalypsis), Nancy (Sunrise), l’Ensemble Orchestral Contemporain (Outrenoir), l’Ensemble Musicatreize (Canciones, Exil, Birds)… Créée par le BBC Symphony Orchestra, sa pièce Times a été imposée pour la finale du Concours International des Jeunes Chefs d’Orchestre de Besançon 2009.

Après avoir dirigé deux conservatoires, elle a enseigné la composition au CRR de Paris de 2007 à 2017.

De nombreuses distinctions ont jalonné son parcours, dont le Prix de la Tribune Internationale des Compositeurs de l’Unesco pour Yell (1990), plusieurs prix décernés par la SACEM dont le Grand Prix de la Musique Symphonique en 2004, les Coups de cœur de l’Académie Charles Cros pour ses CD Moving en 2002, Waves en 2023, et le Grand Prix du Président de la République de cette même Académie Charles Cros en 2016 pour l’ensemble de son œuvre, les Prix Jeune Talent Musique en 1998, puis le prix Musique 2021 attribués par la SACD.

Lauréate des « 100 femmes de culture 2023 », elle est Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre du Mérite et Commandeur des Arts et Lettres.

Ses œuvres sont éditées chez Henry-Lemoine

Pascale Criton

Pascale Criton est une compositrice française née à Paris en 1954. Depuis 1980, Pascale Criton explore la variabilité du son, les techniques instrumentales et la spatialisation de l’écoute. Passionnée par le continuum sonore, elle utilise des accordages spécifiques (en 1/4, 1/12e, 1/16e de ton) destinés à des instruments tels que les piano, violon, violoncelle, guitare, accordéon etc. associés à l’orchestre et à l’électronique. La musique de Pascale Criton se caractérise par une approche flexible entre hauteur, timbre, bruit et phénomènes acoustiques qui stimulent l’émergence de sonorités inouïes. Elle collabore avec des ensembles tels que l’Ensemble 2e2m, L’Itinéraire, Dedalus, ou le BBC Scottish Symphony Orchestra, ainsi que des studios de création musicale tels que l’InaGRM (Radio-France), le GMEM (Marseille), le GMEA (Albi). 

Pascale Criton a étudié la composition avec Ivan Wyschnegradsky, Gérard Grisey et Jean-Etienne Marie. Elle a également suivi une formation en électroacoustique au Centre International de Recherche Musicale (Nice, 1980-82, ainsi qu’en informatique musicale à l’IRCAM (Paris, 1986), et a obtenu un doctorat en musicologie (1999). Un CD monographique est paru au label Potlatch (prix Charles Cros 2018) et plus récemment, un CD du duo de guitares Lallement-Marquès (Haptic, Stradivarius, 2024). Elle a édité Gilles Deleuze, la pensée-musique (codir.), Symétrie (Lyon,2015), un témoignage de sa rencontre déterminante avec le philosophe français Gilles Deleuze. Ses œuvres sont jouées en France et à l’étranger, publiées par les éditions Jobert (Lemoine) et disponibles auprès de l’auteur à Art&Fact. 

Octavio Lopez

Octavio LOPEZ est né à Buenos Aires, Argentine, où il reçoit une formation musicale au Collegium Musicum de Buenos Aires. Résidant en France depuis 1987, il suit des études de composition et en 1992, il reçoit le 1er prix de composition ainsi que le Kranichsteiner Stipendienpreis à l’Internationale Ferienkurse für Neue Musik à Darmstadt. En 1993, il suit des études de psycho-acoustique et d’informatique musicale à l’Université Scientifique d’Orsay, Paris-Sud. En 1994 il est compositeur invité au cursus annuel d’informatique et de composition assistée par ordinateur de l’IRCAM.

Ses préoccupations esthétiques en ce qui concerne sa musique l’amènent à participer au séminaire du musicologue Simha Arom au Lacito (CNRS) en 1996, et parallèlement dans ses œuvres, à explorer la congruence entre les langages picturaux et musicaux.

Octavio López reçoit des commandes de l’État, de la Sacem, Radio France et des grands festivals et est lauréat de la bourse Villa Médicis Hors les Murs.

Actuellement il est professeur de composition électroacoustique au Conservatoire de Nîmes.

En 2001 il a créé la classe Composition Assistée par Ordinateur et Nouvelles Technologies au Conservatoire de XXème arrondissement avec des musiciens issus de la scène classique, électronique et des arts plastiques.

Marie-Hélène Fournier

Marie-Hélène Fournier est une compositrice française de musique contemporaine, née en 1963. Elle se forme en tant que pianiste, compositrice, écriture électro-acoustique, animation aux conservatoires de Besançon, Boulogne-Billancourt, puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris où elle obtient un premier prix.

Marie-Hélène Fournier affiche une dilection particulière pour les lutheries rares ou méconnues, écrivant pour des instruments au répertoire encore restreint, comme le saxophone, les percussions, la harpe, mais aussi les nouvelles possibilités liées à l’électronique et l’informatique. Son écriture instrumentale, parfois très idiomatique s’inspire de ses rencontres avec de nombreux musiciens comme les saxophonistes Claude Delangle, Serge Bertocchi, Marcus Weiss, les percussionnistes Jean-Pierre Drouet, Gaston Sylvestre, Hsiao Yin Wang, la harpiste Brigitte Sylvestre, les clarinettistes du Sextuor Baermann et Sylvain Kassap. Plus récemment, elle développe également une écriture plus généraliste, permettant de composer pour des familles instrumentales diverses, comme pouvaient l’imaginer les compositeurs et interprètes de la musique ancienne ou baroque.

Son parcours est jalonné de rencontres très variées, outre les musiciens cités plus haut : compositeurs, scientifiques, comédiens, dramaturges, artistes vidéo, sculpteurs, chorégraphes. Entre autres : Guy Reibel, Michel Vinaver, Georges Aperghis, Michael Lonsdale, Robert Cahen, Guy Chouraqui, Francisco Ruiz De Infante, Denis Monfleur, Isabelle Van Grimde.

Alexandre Jamar

    Alexandre Jamar est né en 1995 à Paris. Il débute sa formation en composition avec Allain Gaussin avant de rejoindre la classe de José Manuel Lopez Lopez au CRR de Paris. A partir de septembre 2020, il étudie la composition instrumentale au CNSM de Paris, dans la classe de Gérard Pesson, et les nouvelles technologies avec Yan Maresz, Luis Naon et Grégoire Lorieux.

     Lors de divers festivals et masterclasses, il reçoit les conseils de Kaija Saariaho, Tristan Murail, Philippe Leroux, Raphaël Cendo ou Joanna Bailie. Sa musique a été interprétée par des formations telles que l’Ensemble l’Itinéraire, l’Ensemble Intercontemporain, l’Ensemble Cairn, l’Orchestre de Picardie ou l’Ensemble Ecoute, avec lequel il est actuellement en résidence. En juillet 2022, il est lauréat de la première édition du concours Elan, organisé par l’Ircam et l’Orchestre national d’Île-de-France pour sa pièce Five Forest Studies.

    Il étudie en parallèle le chant lyrique, et se spécialise en musique ancienne au CRR de Paris, dans la classe de Caroline Bardot. Il se produit régulièrement avec le chœur de chambre accentus, et l’ensemble Les Métaboles, et est également titulaire depuis 2018 d’un master d’administration culturelle à Sciences Po Paris.

Caterina di Cecca

    Compositrice italienne basée à Rome, ses œuvres sont jouées dans une vingtaine de pays (Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Espagne, États-Unis, France, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Russie, Serbie, Suède, Suisse, Pays-Bas, Philippines et Ukraine) par des ensembles et orchestre renommés tels que l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (France), le Tokyo Sinfonietta (Japon), les Neue Vocalsolisten (Allemagne), l’ensemble Alarm Will Sound (Etats-Unis), l’ensemble Musiques Nouvelles (Belgique), l’Ensemble Mosaik (Allemagne), l’Ensemble Ars Nova (France), l’Ensemble Riot (Royaume-Uni), l’Ensemble Oerknal ! (Pays-Bas), l’Ensemble Reconsil (Autriche), le Studio for New Music (Russie), le Kammerphilharmonie Graubünden (Suisse), l’Orchestre et Choeur du Teatro Petruzzelli (Italie), le Birmingham Contemporary Music Group (Royaume-Uni) et l’Orchestra della Toscana (Italie).

    Elle a remporté 50 concours internationaux de composition et appels à partition : le Prix Irino de Tokyo (catégorie orchestre de chambre), l’appel à partitions Tuns Contemporans Biennale für Neue Musik Graubünden de Coire (catégorie orchestre à cordes), l’Open Call SIAE Classici di Oggi 2018/2019 -Commission for Orchestra, le [‘tactus] Young Composers’ Forum de Mons, le George Enescu International Composition Competition de Bucharest, le Franco Donatoni International Meeting for Young Composers de Milan.

    Ses œuvres ont été programmées dans des festivals et des salles comme la Biennale für Neue Musik (Suisse), la Stagione Sinfonica dell’ORT (Italie), la Columbia University – The Italian Academy (Etats-Unis), la Biennale Musica di Venezia (Italie), le Festival Aldeburgh – Snape Maltings (Royaume-Uni), la Stagione dei Concerti della Normale di Pisa (Italie), le [‘tactus] Young Composers’ Forum (Belgique), le Festival Milano Musica (Italie), le Gaudeamus Muziekweek (Pays-Bas), le Puccini Festival (Italie), la Salle Cortot (France), le MITO Settembre Musica (Italie), l’International Telekom Beethoven Competition Bonn (Allemagne), l’Auditorium Parco della Musica (Italie), le Concours international du Conservatoire de Moscou pour jeunes compositeurs New Classics (Russie), le Festival Nuova Consonanza (Italie), le Reconsil’s Concert Cycle – REAKTOR (Autriche), la Stagione Rondò (Italie), l’International Review of Composers in Belgrade (Serbie), l’Exposition Universelle de 2015 (Italie), le CBSO Centre (Royaume-Uni), l’IUC – Istituzione Universitaria dei Concerti (Italie), le Missouri Theater (Etats-Unis), la Limonaia di Villa Strozzi (Italie), le CCP – Centre Culturel des Philippines et bien d’autres.

    Elle reçoit des commandes de plusieurs organisations et institutions, dont l’Aldeburgh Festival (Royaume-Uni) en coopération avec Ulysses Network, la Biennale Musica di Venezia (Italie), l’ensemble Ars Nova en collaboration avec la SACEM (France), le SIAE – Classici di Oggi en partenariat avec l’Orchestra della Toscana (Italie), l’Ensemble Divertimento (Italie) soutenu par la Fondation Ernst von Siemens (Allemagne), la Fondation Lirico Sinfonica Petruzzelli e Teatri di Bari (Italie), le MICF 2022 (Etats-Unis), le Festival Puccini (Italie), l’Ambassade d’Allemagne à Rome et l’Exposition Universelle 2015 (Italie).

Elle a été invitée en tant que compositrice en résidence en Italie (Fondazione Spinola Banna per l’Arte – 2015) et aux États-Unis (Mizzou International Composers Festival – 2022).

Sa musique est publiée par SZ Sugar de Milan et a été diffusée sur France Musique, NHK World-Japan, Musiq3, Rai 5, RAI – RadioTre, RadiostART et Euroclassical.

Heinz Holliger

©Frank Schinski

    Heinz Holliger compte parmi les compositeurs les plus sollicités de notre époque. Né en 1939 à Langenthal, en Suisse, il étudie à Berne, Paris et Bâle : le hautbois avec Émile Cassagnaud et Pierre Pierlot, le piano avec Sava Savoff et Yvonne Lefébure, et la composition avec Sándor Veress et Pierre Boulez.

    Après avoir reçu les premiers prix aux Concours internationaux de Genève et Munich, il entame une carrière prestigieuse d’hautboïste et se produit sur les plus grandes scènes du monde. De très nombreux compositeurs contemporains lui dédient leurs œuvres, parmi lesquels Berio, Carter, Ligeti, Lutosławski, Messiaen et Penderecki.

    En tant que chef, Heinz Holliger travaille régulièrement avec les orchestres les plus prestigieux. De nombreux prix et distinctions lui ont été attribués, comme le prix des compositeurs de l’Association Suisse des Musiciens ou le prix Léonie-Sonnig de la ville de Copenhague. En 2016, il fut nommé Membre honoraire du American Academy of Arts and Sciences. En 2017, le prix Robert Schumann de la ville de Zwickaului lui est décerné et, il reçoit en 2022 le prix Schumann de l’Académie allemande des sciences et de la littérature.

    En tant que soliste, compositeur et chef d’orchestre, Heinz Holliger a réalisé de nombreux enregistrements, pour Teldec, Philips et ECM. Parmi les enregistrements les plus récents, citons l’Elégie de Schoeck avec Christian Gerhaher et l’Orchestre de Chambre de Bâle (Sony), l’opéra Lunea (ECM), « Bernd Alois Zimmermann – recomposed » (Wergo), ainsi que des œuvres de Schönberg et de Webern avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne (Fuga libera), qui a reçu le CHOC de l’Année du Magazine Classica, ainsi que le Premio Abbiati della Critica discografica pour le meilleur enregistrement de l’année 2021.